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L’Association québécoise pour les enfants dysphasiques (audimuets), définit la dysphasie comme...
...un trouble sévère du langage d’ordre neurologique. Elle résulte d’une dysfonction cérébrale affectant la zone du langage qui entraîne des limitations au niveau de la compréhension et de l’expression au point d’empêcher l’enfant de communiquer normalement et d’accomplir des activités liées à son âge. (AQEA, 2000)
L’Ordre des orthophonistes et audiologistes qui, au Québec, regroupe les professionnels diagnostiquant cette déficience, ne donne pas de définition comme telle, mais plutôt une brève description :
La dysphasie sévère, parfois aussi appelée aphasie congénitale ou audimutité, consiste en une dysfonction cérébrale localisée dans la zone du langage. Il s’agit d’un "trouble sévère du développement", le dysphasique est une personne "handicapée". La dysphasie entraîne des troubles importants de perception auditive, des troubles sévères d’expression et de compréhension, des troubles majeurs d’abstraction et de généralisation de même que de graves déficits au niveau de la perception temporelle. (OOAQ, 1998)
L’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec, qui dessert les services aux enfants dysphasiques, a défini la dysphasie de la façon suivante :
Les personnes ayant une déficience du langage et de la parole sont celles dont la déficience est conséquente à des troubles neurologiques (tels que l’aphasie, la dysphasie ou l’audimutité, la dysfonction cérébrale) entraînant des incapacités significatives et persistantes au niveau de la communication. Ces personnes sont susceptibles de vivre des situations de handicap et nécessitent des services spécialisés d’adaptation ou de réadaptation. (AERDPQ, 1998)
Le ministère de l’Éducation définit la dysphasie comme...
...étant une déficience langagière lorsque son fonctionnement, évalué par une équipe multidisciplinaire, à l’aide de techniques d’observation systématique et d’examens appropriés, permet de diagnostiquer une dysphasie sévère. Une dysphasie sévère est un trouble sévère et persistant du développement du langage limitant de façon importante les interactions verbales, la socialisation et les apprentissages scolaires (MEQ, 2000 b). L’élève est considéré comme une personne handicapée lorsque son évaluation fonctionnelle révèle la présence de difficultés très marquées sur le plan de l’évolution du langage, de l’expression verbale et de fonctions cognitivo-verbales ou difficultés modérées à sévères sur le plan de la compréhension verbale.
De plus, le ministère spécifie certains critères de diagnostic :
- la persistance des troubles sévères au-delà de l’âge de cinq ans… - un suivi orthophonique régulier d’une durée minimale de six mois… - une évaluation systématique faite notamment à l’aide d’observations et de tests appropriés… - le trouble porte sur l’expression dans son ensemble et pas seulement sur la réalisation articulatoire ou phonologique… - il doit y avoir atteinte sévère de la compréhension. |


