La Dysphasie

Qu'est-ce que la dysphasie?

Vous avez l’impression que votre enfant comprend mieux vos gestes que vos mots… et pourtant il n’est pas sourd.

  • Il est intelligent…et très manipulateur.
  • Il est observateur… mais s’adapte mal aux changements.
  • Il est sensible aux ambiances… mais peut mal réagir.
  • Il est attentif à l’intonation… mais son attention et sa concentration sont de courte durée.

Et pourtant il veut communiquer.
Il parvient à se faire comprendre de ses proches par :

  • Le regard… « ses yeux parlent ».
  • Les mimiques… « il mime pour dire ».
  • L’action… « il agit et montre avec son corps pour dire ».

La dysphasie (parfois aussi appelée aphasie congénitale ou audimutité) résulte d’une dysfonction cérébrale entraînant des limitations importantes au niveau de la compréhension, du développement du langage et de la parole, au point d’empêcher l’enfant de communiquer verbalement et d’accomplir des activités liées à son âge et son milieu.

La description de cette clientèle représente une difficulté, car divers profils peuvent être observés chez plusieurs enfants atteints d’un syndrome dysphasique. Les déficiences peuvent se situer à des niveaux différents et à un degré plus ou moins sévère. L’hétérogénéité de la clientèle combinée aux diagnostics, souvent faits par exclusion (ni sourd, ni muet etc.), ouvrent une porte à l’interprétation.

Plus de garçons que de filles en sont généralement atteints. Mentionnons seulement qu’aux troubles langagiers (compréhension et expression verbale) se greffent des troubles de perception auditive, des troubles d’abstraction, des troubles de généralisation et des troubles de perception du temps. D’autres particularités peuvent aussi y être associées (voir "particularités des enfants atteints de dysphasie").

Les enfants dysphasiques présentent par ailleurs une intelligence normale, un sens de l’observation très développé et un grand désir de communiquer. Malgré cela, la dysphasie est considérée comme un problème grave de la communication et du développement, ce qui nécessite une approche individualisée et adaptée, notamment au niveau de la famille et des services éducatifs.

Quant au taux de prévalence au Québec, il n’a jamais été clairement défini. L’expérience acquise au cours de toutes ces années nous porte toutefois à croire que le taux de 4 sur 10,000 sous-estime la proportion de cette population d’enfants.